Je suis descendu dans les rues parisiennes, la soirée de la veille m'avait donnée envie de sortir, de voir du monde. J'ai machinalement saisi mon manteau et suis sorti sur le palier. La clef a fait deux tours, la porte de ma chambre de bonne était close. Le bois des marches craquait sous mon poids, un jour sûrement je passerais au travers me dis-je.
La rue était vide ce matin, la terrasse du café accueillait deux amoureux qui se regardaient dans le blanc des yeux. J'ai bien dû rester cinq minutes ainsi, à les regarder, sans pour autan savoir ce qu'ils se disaient. J'aimais ça, voir le bonheur du monde qui m'entourai ; ils se sont embrassés.
J'ai pris à droite, l'angle de la Rue Maréchal, je voulais aller voir les péniches passer sur la Seine, c'était comme un ballet de danseuse, rien n'était laissé au hasard, les allées et venu se faisaient, rythmés par les résonances incessantes de Notre Dame. C'était beau. La flamme a accompli se qu'elle devait faire, la fumée a pénétré mon enveloppe charnelle et un sourire c'est alors créé sur mes lèvres. C'était donc ça ce que j'aimais, me défoncer nuit et jours, et comme un cancéreux, regarder le monde qui l'entour.
Un fourgon de police est passer dans mon dos sirène brayante, je n'ai même pas frémis, la peur de se faire choper m'avait fuit, remplacée par la dépendance. J'en ai fumé un autre.
L'argent devenait un problème, j'avais été contraint d'arrêter Science Po, cela me revenait a trop cher. J'ai décidé de travailler, je ne voulais pas changer de quartier, mon appartement me plaisait. Je n'étais en rien d'une humeur à discuter emploie, alors j'ai commencer à me balader le long de la Seine, mon regard se déposait sur les gens et, en affichant un large sourire, je les saluait. Je me suis assis sur un petit muret, adosser a un des bouquinistes en bois usé vert, je me suis rouler un bon vieux pilon et à l'abri des regard, une pincée de coke sur la main, je me suis évader...Les péniches croisaient des bateaux mouches qui eux-mêmes croisaient des voiliers démâtés, c'était un ballait incessant, tout autant coloré qu'une soirée porte-jartelle au Moulin Rouge ; l'extase.
Mon portable c'est mis à sonner, j'ai failli le faire tomber de l'eau, surpris de sa manifestation soudaine. C'était Alice :
« Allô,... comment vas-tu ? Dis-je.
Je sentais ça vois fébrile, vaciller des graves au aigus, elle pleurait.
- Je.... Je suis désolé de t'en faire pars par téléphone, mais... je ne me voyais pas attendre, j'avais besoin de te parler. Ecoute...tu...tu vois, je n'peux plus continuer comme c'la, j'ai beau avoir des sentiments pour toi, je te vois....je te vois disparaître jour après jours, tu n'est plus...simplement sur la corde à linge... tu sombre dans la coke et que sais-je encore...M'en....m'en veux-tu ?!
- Bonne journée Alice. » Je n'ai eu le courage d'en dire plus, elle souffrait plus que moi, au contraire, j'ai ris, un rire gras et stupide, un rire de nazi dans James Bond, vous voyez ??!Ce rire m'est rester cinq bonnes minutes, les gens me regardaient, « C'est qui ce fou ?? », « Maman regarde le drogué !! il n'est pas bien !! » « ...faut l'enfermer ce con !! » Et puis ... j'ai pleurer... non non, ne penser en rien que c'était pour Alice... si l'héroïne constipe, la coke elle rend assentimental, je pleurais pour rien, ou peu être que mon corps le savait... mais le THC creuse les neurones. Mon corps n'était presque plus...
Je me suis remis en route, je regardais les terrasses des cafés, les gens assis aux volants
de leurs voitures, je regardais les fumeurs, les vieilles dames et leur chiens, les enfants se pencher de leur poussettes, ces dizaines de vélomoteurs alignés devant les sociétés... je regardais le monde qui m'entourais, ce monde constitué de gens autres que moi.
« Monsieur...s'il vous plait une p'tite pièce. M'a fait ce clochard.
-Tu m'demandes alors que je pourrais être à ta place... !!. » Lui ai-je répondis
Il ne m'a pas ; comme dans 'Les trois frères' traité de salope, sans doute parce que j'étais un homme, sans doute.
J'suis allé a Montmartre avec la ligne 19, sorti de la station j'ai regardé le petit manège plein d'enfants tourner, et j'ai repris mon chemin... j'ai remonter mon pantalon, serrer mes chaussures. Après une bonne respiration je me suis mis à courir le plus vite que je pouvais, j'ai attraper deux sandwichs posés sur le comptoir....j'ai continué à courir, avec le sourire ce coup ci. Assis sur un banc, j'écoutais cette vieille femme au cheveux grisâtes jouer délicieusement de la harpe, je mangeais mes sandwichs, j'ai bien sur gardé un des croûtons de baguettes pour les rapias parisiens, les pigeons. En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, j'étais assaillis, entourer par un trentaine de pigeons, tous étaient différents. Je les ai observés.
Je suis rentré directement chez moi.
Mon pied me faisait mal, un filet d'air frai me caressait les orteils ; un trou. Mes vêtements se dégradaient de jours en jours, cela m'équivoquait, j'étais bien dans ces vêtements de gueux, dans ces guenilles, dans ces serpillières légèrement teintées. J'errais dans les couloirs du métro, je suis arrivé chez moi, dans ma rue, un an déjà, un an passé là.
Une certaine mélancolie m'avait envahie une fois arrivé dans ma chambre ; chambre qui faisait aussi cuisine et office de salon, et là j'ai éclaté en sanglots, il ne me restait plus que ma came. La tasse de café vide de ce matin était posée là sous mes yeux, j'ai sorti ma bouteille de cognac et je l'ai remplie, l'amer ne me gênait plus, la violence de l'alcool non plus d'ailleurs. La poudre blanche est restée sur la table le temps que je me fume un join, puis un autre ; et la table c'est vidée de toute cette poudre, j'avais un gramme de substances illicites dans le corps ; corps que j'ai senti me fuir.
9heures, du mat'... j'ai donc une fois de plus déclancher ma nuit avant l'heure. Appart cet habituel mal au crâne, je me sentais bien. Réveillé.
Le pommeau de la douche dirigé vers le torse, j'ai allumé le robinet. J'aimais ça ; la douche. Je me suis cherché dans une glace, je voulais croiser un mon image. En vain, je n'ai pas de miroir. Habillé, je pris l'initiative d'aller prendre un café au coin de la rue, là où, auparavant j'y avais aperçu ce jeune et jolie couple.
Quand je suis arrivé leur place était vide, je m'y suis installé. Je regardais cette rue, vide d'hommes et de femmes, de simples autos étaient là, les unes à la suite des autres, représentative de leurs vies à tous ; simples, et rangées.
Puis un homme est apparu de derrière un mur, l'angle de la rue. Il était propre sur lui, c'était un jeune homme d'une vingtaine d'années adoptant une démarche gracieuse sans trop en faire. Il était brun, les cheveux longs, une mèche lui taquinant les narines. Une veste en cuir marron lui donnait un air 80s, ses Rayban reflétais le monde qui l'entourait. Pour finir, un jean noir proche du corps finissait sa coupe sur une paire d'Americana blanches.
Arrivé à mon niveau, il a tirer la chaise sur la quelle j'avais poser mes pieds. Surpris, je lui ai envoyé d'un ton ironique:
« C'est vrai qu'il n'y a pas assez de place dans le café pour que vous soyez obliger de prendre cette place ?! – Chose véridique car nous étions seuls clients.
- Bonjour, David. Me fit-il en me tendant cette main puissante.
- Marc. Lui fis-je en lui tendant la pareille. »
Nous avons du rester la une heure je pense vue le nombre de tasse vides que nous avions sous les yeux. Cet homme était un homme comme il n'en existe que dans les films... il 'était mieux que l'intégrale de Tarantino, plus excitant qu'un solo de Slash, mieux qu'un rôle a la Al Pacino ; il aurait presque pu équivaller un rail, presque.
« C'est pour moi. As-t-il déclarer en sortant son porte feuille. Sans me laisser le temps de rétorquer quelque chose (chose que je n'aurais en rien fait vu ma difficulté financière du moment), il avait déposé un billet de 20¤ sur la coupelle.
Il est parti comme ça sans rien dire, pourtant un quelque chose au fond de moi me disait que je serais amener à le revoir.