Corde Sensible

Il est 20 heures dans le monde moderne...Je me lève.
J'écarte avec une certaines difficulté les paupières, encore fraîchement collées ; ma tête me fait mal. C'est avec le plus grand regret que je me rend compte de l'absence totale de souvenirs de la veille, que c'est-il passé.
Voilà ma vie, Marc, 19ans Parisien depuis le premier jour.

Il est 20 heures dans le monde moderne...Je me lève.
J'écarte avec une certaines difficulté les paupières, encore fraîchement collées ; ma tête me fait mal. C'est avec le plus grand regret que je me rend compte de l'absence totale de souvenirs de la veille, que c'est-il passé.
Voilà ma vie, Marc, 19ans Parisien depuis le premier jour.

A en voir le nombre de bouteilles jonchées sur le sol collant, les autres chambres doivent êtres occupées. Je me sors une clope. La chaleur de mon café se propage dans ton mon corps, ma gorge vierge de toute sensations masque la douleur pourtant présente. Le canapé encore chaud de ma nuit passée dessus me réchauffa les pieds, la télévision n'était pas là, sans doute une précaution de plus contre les soirées ravageuses.
C'est chez Sarah que nous avions passé la soirée, comme à mon habitude mes parents n'étaient pas le moins du monde au courant de l'endroit où leur fils avait passé la soirée, mais ceci ne les gênerait pas. Après tout, ils ne savaient encore moins ce qu'il consommait. Alice est venue délicieuse déposer sur mes lèvre ce qu'elle faisait a merveille. Elle sentait bon. Elle sentait différemment depuis la veille, deux avaient fini la tête au dessus de la cuvette et elle en était. Les rôles étaient donc inversés, mais ce n'est en rien mes odeurs de RMIste qui ne la gênait, au contraire, elle s'est agréablement assise à coter de moi et sans dire mot, a poser sa tête sur mon épaule. Nous sommes bien restés un quart d'heure comme ça. Cela me plaisait.
« Il faut que j'y aille, a-t-elle susurrer, rompant le silence. »
Je l'ai embrassé. Elle est partie.

J'ai sorti mon paquet de tabac, mon gramme de MaryJane ainsi qu'un morceau de carton.
La fumée a remplie la pièce, j'ai senti mon monde s'élargir, ma vision c'est troublé. Putain qu'elle est bonne.
Je n'ai plus bougé, ma vision seule bougeai, mon esprit divaguais, je n'étais plus le même, c'est ce que j'aimais.
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# Posté le jeudi 01 mai 2008 07:18

Modifié le jeudi 15 mai 2008 15:30

Chapitre I



Je suis descendu dans les rues parisiennes, la soirée de la veille m'avait donnée envie de sortir, de voir du monde. J'ai machinalement saisi mon manteau et suis sorti sur le palier. La clef a fait deux tours, la porte de ma chambre de bonne était close. Le bois des marches craquait sous mon poids, un jour sûrement je passerais au travers me dis-je.
La rue était vide ce matin, la terrasse du café accueillait deux amoureux qui se regardaient dans le blanc des yeux. J'ai bien dû rester cinq minutes ainsi, à les regarder, sans pour autan savoir ce qu'ils se disaient. J'aimais ça, voir le bonheur du monde qui m'entourai ; ils se sont embrassés.
J'ai pris à droite, l'angle de la Rue Maréchal, je voulais aller voir les péniches passer sur la Seine, c'était comme un ballet de danseuse, rien n'était laissé au hasard, les allées et venu se faisaient, rythmés par les résonances incessantes de Notre Dame. C'était beau. La flamme a accompli se qu'elle devait faire, la fumée a pénétré mon enveloppe charnelle et un sourire c'est alors créé sur mes lèvres. C'était donc ça ce que j'aimais, me défoncer nuit et jours, et comme un cancéreux, regarder le monde qui l'entour.
Un fourgon de police est passer dans mon dos sirène brayante, je n'ai même pas frémis, la peur de se faire choper m'avait fuit, remplacée par la dépendance. J'en ai fumé un autre.

L'argent devenait un problème, j'avais été contraint d'arrêter Science Po, cela me revenait a trop cher. J'ai décidé de travailler, je ne voulais pas changer de quartier, mon appartement me plaisait. Je n'étais en rien d'une humeur à discuter emploie, alors j'ai commencer à me balader le long de la Seine, mon regard se déposait sur les gens et, en affichant un large sourire, je les saluait. Je me suis assis sur un petit muret, adosser a un des bouquinistes en bois usé vert, je me suis rouler un bon vieux pilon et à l'abri des regard, une pincée de coke sur la main, je me suis évader...Les péniches croisaient des bateaux mouches qui eux-mêmes croisaient des voiliers démâtés, c'était un ballait incessant, tout autant coloré qu'une soirée porte-jartelle au Moulin Rouge ; l'extase.
Mon portable c'est mis à sonner, j'ai failli le faire tomber de l'eau, surpris de sa manifestation soudaine. C'était Alice :
« Allô,... comment vas-tu ? Dis-je.
Je sentais ça vois fébrile, vaciller des graves au aigus, elle pleurait.
- Je.... Je suis désolé de t'en faire pars par téléphone, mais... je ne me voyais pas attendre, j'avais besoin de te parler. Ecoute...tu...tu vois, je n'peux plus continuer comme c'la, j'ai beau avoir des sentiments pour toi, je te vois....je te vois disparaître jour après jours, tu n'est plus...simplement sur la corde à linge... tu sombre dans la coke et que sais-je encore...M'en....m'en veux-tu ?!
- Bonne journée Alice. » Je n'ai eu le courage d'en dire plus, elle souffrait plus que moi, au contraire, j'ai ris, un rire gras et stupide, un rire de nazi dans James Bond, vous voyez ??!Ce rire m'est rester cinq bonnes minutes, les gens me regardaient, « C'est qui ce fou ?? », « Maman regarde le drogué !! il n'est pas bien !! » « ...faut l'enfermer ce con !! » Et puis ... j'ai pleurer... non non, ne penser en rien que c'était pour Alice... si l'héroïne constipe, la coke elle rend assentimental, je pleurais pour rien, ou peu être que mon corps le savait... mais le THC creuse les neurones. Mon corps n'était presque plus...

Je me suis remis en route, je regardais les terrasses des cafés, les gens assis aux volants
de leurs voitures, je regardais les fumeurs, les vieilles dames et leur chiens, les enfants se pencher de leur poussettes, ces dizaines de vélomoteurs alignés devant les sociétés... je regardais le monde qui m'entourais, ce monde constitué de gens autres que moi.
« Monsieur...s'il vous plait une p'tite pièce. M'a fait ce clochard.
-Tu m'demandes alors que je pourrais être à ta place... !!. » Lui ai-je répondis
Il ne m'a pas ; comme dans 'Les trois frères' traité de salope, sans doute parce que j'étais un homme, sans doute.
J'suis allé a Montmartre avec la ligne 19, sorti de la station j'ai regardé le petit manège plein d'enfants tourner, et j'ai repris mon chemin... j'ai remonter mon pantalon, serrer mes chaussures. Après une bonne respiration je me suis mis à courir le plus vite que je pouvais, j'ai attraper deux sandwichs posés sur le comptoir....j'ai continué à courir, avec le sourire ce coup ci. Assis sur un banc, j'écoutais cette vieille femme au cheveux grisâtes jouer délicieusement de la harpe, je mangeais mes sandwichs, j'ai bien sur gardé un des croûtons de baguettes pour les rapias parisiens, les pigeons. En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, j'étais assaillis, entourer par un trentaine de pigeons, tous étaient différents. Je les ai observés.
Je suis rentré directement chez moi.
Mon pied me faisait mal, un filet d'air frai me caressait les orteils ; un trou. Mes vêtements se dégradaient de jours en jours, cela m'équivoquait, j'étais bien dans ces vêtements de gueux, dans ces guenilles, dans ces serpillières légèrement teintées. J'errais dans les couloirs du métro, je suis arrivé chez moi, dans ma rue, un an déjà, un an passé là.
Une certaine mélancolie m'avait envahie une fois arrivé dans ma chambre ; chambre qui faisait aussi cuisine et office de salon, et là j'ai éclaté en sanglots, il ne me restait plus que ma came. La tasse de café vide de ce matin était posée là sous mes yeux, j'ai sorti ma bouteille de cognac et je l'ai remplie, l'amer ne me gênait plus, la violence de l'alcool non plus d'ailleurs. La poudre blanche est restée sur la table le temps que je me fume un join, puis un autre ; et la table c'est vidée de toute cette poudre, j'avais un gramme de substances illicites dans le corps ; corps que j'ai senti me fuir.

9heures, du mat'... j'ai donc une fois de plus déclancher ma nuit avant l'heure. Appart cet habituel mal au crâne, je me sentais bien. Réveillé.
Le pommeau de la douche dirigé vers le torse, j'ai allumé le robinet. J'aimais ça ; la douche. Je me suis cherché dans une glace, je voulais croiser un mon image. En vain, je n'ai pas de miroir. Habillé, je pris l'initiative d'aller prendre un café au coin de la rue, là où, auparavant j'y avais aperçu ce jeune et jolie couple.
Quand je suis arrivé leur place était vide, je m'y suis installé. Je regardais cette rue, vide d'hommes et de femmes, de simples autos étaient là, les unes à la suite des autres, représentative de leurs vies à tous ; simples, et rangées.
Puis un homme est apparu de derrière un mur, l'angle de la rue. Il était propre sur lui, c'était un jeune homme d'une vingtaine d'années adoptant une démarche gracieuse sans trop en faire. Il était brun, les cheveux longs, une mèche lui taquinant les narines. Une veste en cuir marron lui donnait un air 80s, ses Rayban reflétais le monde qui l'entourait. Pour finir, un jean noir proche du corps finissait sa coupe sur une paire d'Americana blanches.
Arrivé à mon niveau, il a tirer la chaise sur la quelle j'avais poser mes pieds. Surpris, je lui ai envoyé d'un ton ironique:
« C'est vrai qu'il n'y a pas assez de place dans le café pour que vous soyez obliger de prendre cette place ?! – Chose véridique car nous étions seuls clients.
- Bonjour, David. Me fit-il en me tendant cette main puissante.
- Marc. Lui fis-je en lui tendant la pareille. »
Nous avons du rester la une heure je pense vue le nombre de tasse vides que nous avions sous les yeux. Cet homme était un homme comme il n'en existe que dans les films... il 'était mieux que l'intégrale de Tarantino, plus excitant qu'un solo de Slash, mieux qu'un rôle a la Al Pacino ; il aurait presque pu équivaller un rail, presque.
« C'est pour moi. As-t-il déclarer en sortant son porte feuille. Sans me laisser le temps de rétorquer quelque chose (chose que je n'aurais en rien fait vu ma difficulté financière du moment), il avait déposé un billet de 20¤ sur la coupelle.
Il est parti comme ça sans rien dire, pourtant un quelque chose au fond de moi me disait que je serais amener à le revoir.
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# Posté le jeudi 15 mai 2008 12:44

Chapitre II


Le moi prochain je devrais vendre la chambre de bonne que mes parents m'avaient acheté. Je me suis mis en marche vers le quartier du Viscontil, c'est là que se trouvait la majeure partie des squats. J'ai déposé mes affaires, je ne possédais rien de plus que quelques fringues ainsi qu'une télévision âgée d'une quinzaine d'année. J'ai pris place.
Dubitatif, je me suis allongé sur le matelas qui n'avait de matelas que le nom, et je me suis laisser partir dans un sommeil profond, c'était tellement simple de dormir avec plusieurs grammes dans le sang.
Mon quotidien se dégradait, je touchais mensuellement mes aloc' sans pour autant rien foutre, j'ai commencer à m'acheter de plus en plus de Coke, j'aimais ça, la beuh ne me faisait plus rien, j'étais devenu plus résistant, il me fallait un mélange pour m'évader. C'est ce que je faisais.
Les jours passaient comme des voitures Avenue des Champs Elisés, mon nez ne saignait plus quand je me faisais un rail, ce n'était plus que du plaisir, c'était idyllique.

« AaaaAAAAhhh » Mon crâne me faisait atrocement mal, jamais n'avais-je senti même douleur. Arrivé au dessus de mon lavabo, cherchant un coin non fissuré dans la glace.
Mes yeux, mes pupilles, comme à ma première défonce, étaient traversés par de larges canaux sanguins, mes pupilles, elles, étaient dilatés, explosées, semblables mais anormales, si tant est possible de parlé de normales car elles ne l'avaient pas étés depuis l'âge de quatorze ans, on m'avait dit que je ne deviendrais pas accro à la moindre drogue. Foutaises.
Je suis devenu ce que mon père me souhaitais dans nos fréquentes prises de tête, une épave vivant au crochet de la société.
Je me suis rafraîchi le visage et j'ai quitté mon logis, je me suis baladé pendant quelques dizaines de minute sur les champs Elisés, les regards de mes concitoyens devenaient de plus en plus pesant, j'entendais souvent de grossières remarques qu'ils ne s'empêchaient pas de déclarer à haute voie . Je fonçais tête baissée pour ne pas croisée de regards, pour ne pas croiser ces regards accusateurs et insultants. Je fonçais comme un enfant privé de dessert congédié à passer la fin de soirée dans sa chambre, j'étais ce petit garçon, puérile et crédule, ce petit garçon de 19ans qui fuyait la honte qui était sienne.
Vlan !! Je n'ai pas compris ce qui venait de m'arriver, étaler de tout mon mètre quatre-vingt je les faisait rire, ces gosses de riches qui mangeaient des glaces du même qualificatif ; j'avais trébucher sur un cadenas de vélomoteur, encore sous l'effet de ma dernière défonce, je n'avais pu réagir et mettre les mains. En glissant ma main sous mon nez je sentis le sang froid s'étaler sur mon index, je souris. Le sang coulait légèrement, de petites gouttes s'assemblaient pour former à présent une flaque distinguée sur le bitume. Avec difficulté je pliais mon genou, lui aussi avait apparemment et victime de ma chute.

L'ANPE n'était pas encore ouverte, grattant avec l'ongle de mon index le sang sécher au coin de mes narines, je pris le temps de sortir de ma main gauche feuille tabac et weed de manière à me rouler un p'tit splif. Chose faite, l'agence avait ouvert. Légèrement défoncé, j'ai traîné ma carcasse de futur junkie jusqu'à cette porte, les dix mètres qui m'en séparaient m'ont paru duré bien plus. Mon c½ur s'emballe. Les frissons m'envahissent. Une goutte de sueur me ruisselle sur la tempe et viens finir sa course dans les poils non rasés de mon cou.
C'est là que j'ai repensé à ma courte vie, à l'enseignement que mes parents m'avaient insufflé, j'aurais dû devenir quelqu'un, mais mon destin avait fait de moi ce qu'ils craignaient, un déchet camé au crochet de la société.

« -Bonjour ?!!
-Bon...bon...bonjour ». Balbutiais-je. « ...je suis venu me déclarer en tant que chômeur... »
L'entretien dura une bonne heure, pendant laquelle je dû venté des mérites de bête de travail que je n'avais pas, rectification faite ; que je n'avais plus. L'important étant que j'avais réussi à obtenir des indemnités de chômage, je n'aurais plus qu'à aller à un entretien d'embauche que je refuserai de temps en temps et je pourrais me payer ma drogue sans avoir a bouger le petit doigt.

J'étais en train de fumer une blonde que je venait de quémander à un passant quand une voiture s'arrêta à mon niveau, la glace descendis et une voie familière me proposa de monter pour aller prendre un verre, je m'approcha et passa la tête à l'intérieur du véhicule. La poigne puissante de cet homme m'aida à le remettre, c'était David, qui comme je le pensais possédait une voiture aussi luxueuse que ses vêtements.
John Lenon scandait doucement ''Imagine all the people '' et évitait ainsi un blanc dans la voiture. David ne prit pas la parole durant les dix minutes de trajet, nous n'avions rien à nous dire, nous ne nous connaîssions que depuis ces verres bu ensemble, nous n'appartenions aucunement au même milieu social mais il tenait pourtant à créer un lien entre nos deux personnes. Ce personnage ne m'apportait aucun intérêt, je l'admirais certes mais cela s'arrêtait là.
« Ne pense pas que je puisse vouloir te laisser vivre ta vie comme une merde. J'ai l'intention que tu devienne quelqu'un de normal, quelqu'un de raisonnable et de censé. Jetât- il.
Il va falloir que tu dise aux autres que la fumette c'est marrant quand on commence mais après ça devient une tare, trop c'est trop, il y a suffisamment d'énergie perdu pour des causes inutiles, certains cherchent un moment opportun pour arrêter, mais toi il faut que tu t'en sorte, il y a trop de jeunes à en crever, alors vas-y fait passer le mot et aides ton prochain.
- Je n'ai en rien envie de changer de vie, la came me rend heureux, j'y trouve réconfort, je ne reste pas civilisé avec toi si c'est pour que tu me fasses la morale, je n'ai en rien besoin de te parler. Lui répondis-je outré en me levant pour tracer ma route.
- Assis toi ! me lançât-il en m'attrapant avec force le bras.
Tu vois les policiers là-bas ?! , continuait-il en me montrer du doigt les shmits posés au coin de la rue. Je te conseil de reposer tes fesses sur cette chaise et de m'écouter. Terminât-il sourire ironique en coin. »

En quelques phrases il était passé de l'image type du mec bien ; vous savez, le mec que tout homme rêverais d'être. Il était pour moi comme ces hommes bien foutu, légèrement vêtu avec une belle gueule, ces mecs de publicités qui en sourire vous dévoilent leur c½ur, il était comme ça David à première vue... à première vue.
Je ne me croyais pas si crédule, mais je m'étais trompé pour lui, il ravivait en moi les souvenirs de ces gros lourds qu'on se coltine au lycée, le kéké de bases à qui tu peu sortir les pires atrocités mais qui s'obstinera à te dire que t'es un mec bien et continué à te coller aux baskets. Il me sortis de ces pensés péjoratives en se mettant à me raconter sa vie, il était ingénieur chez EDF, il venait de se faire quitter par sa femme. Je ne pu m'empêcher de placer que cela ne m'étonnais guère. Comme les gros lourds du lycée il ne pris pas en compte ma remarque et continua son récit.
« ...je suppose que l'une de tes pensées présentes est pour moi et que tu demande pourquoi toi, pourquoi c'est toi que j'ai choisi d'aborder. C'est simple, tu me faisais pitié. Tu es vêtu de salles guenilles, tes yeux transmettent aux personnes que tu dois croiser dans la rue le drogué que tu es, ton odeur doit en repousser plus d'un.
- Assez, tait toi, je n'en pouvais plus de l'entendre déblatérer ces vérités que j'avais accepté et dont je n'avais besoin de personne pour me les répéter.
- Il ne faut pas que tu le prennes comme ça, je suis comme ton ange gardien si tu veux, continua-t-il. Je suis venu t'accoster pour essayer de changer ta morose de vie l'autre jour, je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin.
David m'exaspérait, je sortis de ma poche un sachet de coke et j'en déversais la moitié sur la table devant moi, avec la paille que j'avais dans ma manzana, je fis en sorte que la poudre s'aligne pour former en rail. J'allais me pencher sur ma came nez en avant pour absorber ma drogue quand il balaya le rail d'un coup de main.
- QU'EST-CE QUE TU BRANLES ?????!! Y'EN AS POUR 20¤ LA CONARD
- Je t'aide, déclara-t-il sereinement
Le gérant du bar qui venait de servir une bière à la table voisine me demanda ce qui me prenait, je lui dis que c'était l'autre con en montrant David d'un geste accusateur. A son regard je vis qu'il ne me prenais pas au sérieux et rentras dans son bar. David observait la scène avec un sourire moqueur. Je me retourna et m'envoya le reste du sachet de coke dans le nez, en quelque seconde la drogue avait fait le tour de mon sang et je passait dans un monde parallèle, la joie m'envahi, l'autre con de David me cola une bonne gifle sur la joue, manquant de me déboîter la mâchoire.
Je repoussa la chaise, déposais 5¤ sur la table pour payer ma conso et marcha d'un pas décider vers les policiers, David me rattrapa et arrivé à ma hauteur me demanda quelles étais mes intentions. Fier de mon choix je lui envoyai que j'allais me plaindre aux agents de la paix de sa présence harcelante. Avec ce sourire qui maintenant le caractérisait, il me lança d'un air bien trop sur que je ne devrais pas faire ça. Sans prendre compte de sa remarque, j'interpellais un agent.
« Bonsoir messieurs, pouvez-vous m'aider à persuader cet homme d'arrêter de me suivre et de me faire sans cesse la morale ? Disais-je en leur montrant David.
- Il n'y a personne à vos coter, dit l'un des flics qui me dévisageait.
- Vous vous foutez de ma gueule, vous allez me dire que vous ne le voyez pas ?? Lui lançais-je d'un ton plus poussé.
Je n'eu pas le temps de réagir que déjà je me trouvais mains dans le dos, menottes aux poignets écartant comme on me l'avais demander les jambes pour une fouille. Tombé sur mon dernier gramme de coke les flics décidèrent de m'embarquer. Jetant un dernier regard par dessus mon épaule, j'aperçu David qui me regardait partir me saluant de la main.
-CONARRDDDDD, JE VAIS TE DEFONCER !! Lui lançais-je exaspérer. »
Je vis l'ombre du bras du shmit bougé en ma direction sur le bitume ensoleillé, je sentis sa matraque m'assommer. Je m'endormis.

# Posté le lundi 23 juin 2008 14:29

Modifié le mardi 05 août 2008 04:51

Chapitre III

Ce matin là c'est un mal de crâne qui m'a extirpé de mon sommeil, une méchante bosse tel un oedème avait poussé dans mon sommeil... La tête dans mes bras croisés, j'essaye de faire passer le manque, j'essaye de faire passer cette envie de fuite perpétuelle, j'essaye... en vain...
...Mr Marc Maglon .. ?! Vous sortez, vos parents on payer votre caution.

J'étais surpris, mais je n'ai pas cherché mon reste, j'ai traversé le commissariat en courant, j'ai signer le registre, promis comme les autres fois que c'était la dernière, et que je changerais. Foutaises.
Je suis sorti dans la rue, un rapide cou d'½il à droite, à gauche, mes parents , là, au coin de la rue, cela faisait plus de six mois que je ne leur avait pas donné de nouvelles, et pourtant ces êtres qui m'étaient chers ne m'ont pas oublier ; je veux les rattraper, les remercier, leur témoigner ma gratitude, leur expliquer pourquoi je suis devenue ce fils qu'aucun parents ne mériterai je pense d'avoir, je veux laver mon honneur, du moins effacer les préjuger sur les jeunes, je ne suis ni un piroman incendiaire, ni un pauvre suicidaire, je suis juste un jeune révolutionnaire qui veux vivre de l'autosuffisance de ma drogue, je suis pour l'abolition du système monétaire....Les mains sur les genoux, je souffle, je souffre, je suis au coin de cette même rue où mon père s'est effacé, ma mère a fait de même. Je suis seul, de nouveau. Je suis maintenant ficher classer avec un code barre sur le dos, je ne suis plus maître de mes penser et plus maître de mes mots, si je m'écarte du droit chemin je sais ce qui adviendra de moi. Je suis encore un homme libre mais un pas de travers et je bascule dans l'autre coté.

L'hiver est arrivé comme un cheveu sur la soupe, il neige sur paris. Il fait froid dans la Sainteté, l'absence de vitre est agréable sous un été ensoleillé, mais là, les symptômes du froid m'envahissent, mes droits sont gelés écrasant le toncar de mon cône, mon corps souffre, la fumée chaude sur mes lèvres gercées, gelées, douloureuses. La porte s'ouvre, c'est David, il est là, en costar, ses gants en cuirs, sont écharpe confortable, ses vêtements non troués, il m'observe, je le dégoûte. Je ne vois guère de changement avec le moi dernier.
Je me suis levé, je serre mon poing fermé, et je lui l'envoie en pleine figure. C'est moi qui me retrouve à terre, je n'ai pas compris pourquoi.
David est là, à coté de moi, il me regarde.
Pourquoi continue tu as t'enfoncer dans la drogue ? Lança-t-il en allumant une malbo
-Il va falloir que tu partes, je n'veux pas te parler, j'ai déjà fini une fois chez les flics a cause de toi, ça m'suffi.
-Je ne veux pas partir, je suis venu pour te parler, je vais rester là.
-Pourquoi donc t'obstine tu donc à venir me parler à moi, je suis ton opposé, je n'ai rien qui te ressemble, je ne veux pas te parler.
-Que tu le veuille ou non, je resterais. As-tu une femme ?
-Je ne te répondrais pas, je ne veux pas te parler. Je vais aux chiotes, là bas tu n'y sera pas.
- Détrompes toi, à partir de maintenant je ne te lâcherais plus, tu as fait trop de conneries pour que je te laisse libre, tu n'es qu'un drogué comme tant d'autres.
-...comme tant d'autres, alors POURQUOI MOI ????
- crie autant que tu veux, personnes ne viendras ici. Tu ne m'as pas répondu, as-tu une femme, une concubine, une petite amie ?
- ta gueule David.

Je ne lui ai pas laissé le temps de rajouter quelque chose, je suis descendu dans la rue, j'ai couru couru, jusqu'à la première station de métro. J'ai pris la ligne 17 et j'ai foncé à Mont Martre, m'isoler, trouver la solitude. Stupide je suis, rien n'est plus peuplé de Parisien que Mont Martre sous les premières neiges.
Je me suis donc assis sur les marches, j'ai sorti un cône de ma poche et j'me suis évadé, pauvre de moi, cinq minutes plus tard, David était à mes cotés.
Je ne sais pas si c'était mon taux de défonce ou une envie d'en finir avec cet harcèlement, mais je suis allé sur un promontoire, David m'y a suivi.

- Regardez cet homme, dis-je en pointant David, il me harcèle depuis des mois, et les flics ne daignent pas m'aider, je veux en finir, regardez son visage, il va culpabiliser.
J'ai sauter d'où j'étais, David lui est resté assis sur le promontoire, les jambes dans le vide, a me regarder chuter, mais le plus important c'est pas la chute....c'est l'atterrissage.

Mon crâne c'est fracassé sur le trottoir, mon sang a rempli le caniveau et je suis resté comme ça, inerte, avide de sensation ; Mort.

Les gens, écoeurés et surpris, ont regarder avec interrogation le promontoire, personne, personne depuis le début de cet acte, David n'a jamais exister.
« Maman, pourquoi l'homme qui parlait tout seul s'est tuer ?? »
« Il était...tu comprendras quand tu sera plus grande »

# Posté le mardi 05 août 2008 05:41